Un peu d'histoire

L’histoire de l’alcool est ancienne et sociale. L’inconscient collectif (à part islamique) a reconnu (et reconnaît encore) à l’alcool différentes vertus : pouvoir de désaltération, habitude sociale (« trinquer »), pouvoir médicamenteux (prendre un « remontant »), analgésique, communion spirituelle (ne dit-on pas d’ailleurs « spiritueux » ?), fortifiant («eau de vie »), signe de maturité (« prendre de la bouteille ») et calmant… L’alcool fait donc partie de notre culture, spiritualité et donnée non-négligeable, … de notre économie. 

De nombreuses drogues sont issues des plantes et constituent des molécules complexes. Paradoxalement, l’alcool n’est pas un alcaloïde mais une molécule simple, produite par la décomposition et la fermentation de sucres contenus dans les fruits. Ce qui explique d’ailleurs que l’alcool existe depuis qu’il y a des peuples sédentarisés. C’est donc un produit psychoactif naturel, basique et abordable

Tout au long de l’histoire, tout ou partie de notre société a donc considéré que l’alcool était un produit qui redonnait des forces et favorisait les contacts. En cela, il est l’ancêtre officiel et légal des amphétamines et de l’ecstasy, d’où peut-être son succès.

On peut définir 4 catégories de rapport établis avec l’alcool : 

1) L’appétence : il s’agit du goût de l’homme pour l’alcool, attirance culturelle pour ses ‘pseudo-vertus’ (effets psychoactif : tonifiante, euphorisante, desinhibantes…). L’appétence concerne donc les avantages supposés plutôt que les plaisirs sensoriels (goût, odorat, …).

2) Tolérance : la tolérance est le rapport entre quantités absorbées et effets produits. Naturellement, à force d’une utilisation régulière, le corps s’habitue aux effets du produit. Cela a pour conséquences fréquentes l’augmentation des quantités et l’émergence du phénomène de dépendance.

3) L’accoutumance : il s’agit d’un phénomène qui se met en place dans un deuxième temps, d’où sa perversité : l’alcool devient nécessaire à l’équilibre, la tolérance augmente ce qui provoque une augmentation des doses. Il y a peu de signes d’ivresses : le consommateur se pose donc peu de questions.

4) La dépendance : largement définie dans ces pages, elle est constituée par un perte de liberté, impossibilité de s’abstenir (manque, syndrôme de sevrage),  dépendance globale (physique et psychique). Cette addiction entraîne le craving (impulsions, impossibilité de se soustraire au manque et à l’habitude, sensibilisation psycho-physiologique réflexe) ainsi qu’une déterioration psycho-sociale, centration sur le problème, envahissement et changement identitaire… 

 

 

 

 

Commentaires (1)

1. isabel marant ankle boots (site web) 03/07/2012

I follow all the installation instructions, after downloading, but Mozilla Firefox blocks the installation..

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